Le 6 mai, le choix sera simple
24 avril 2012 | Pas de Commentaire
Dans un scrutin marqué par une forte participation, François Hollande arrive en tête. C’est la première fois depuis le début de la Vème république que le Président sortant se trouve distancé au premier tour.
La poussée de l’extrême droite exprime un besoin de protection mais aussi une exaspération vis-à-vis d’un Président de la République qui a désacralisé sa fonction et abaissé la France, aujourd’hui plongée dans la récession.
En prônant la révision du traité européen signé par M. Sarkozy et Mme Merkel le 2 mars dernier, François Hollande dessine une alternative à l’échelle de l’Europe.
Le 6 mai prochain, le choix sera simple :
- le redressement de l’Europe ou bien le déclin continué de la France ;
- la soumission aux marchés financiers ou la reprise du contrôle de la Finance ;
- la justice sociale ou l’aggravation des inégalités ;
- la reconstruction d’un Etat républicain impartial ou la poursuite de la dégradation des mœurs politiques.
Dans deux semaines, le rassemblement d’une forte majorité autour de François Hollande permettra d’entreprendre la refondation de la République à laquelle les Français aspirent.
Jean-Pierre Chevènement : “Avec Raymond Aubrac, disparaît la dernière grande figure d’une Résistance héroïque”
11 avril 2012 | Pas de Commentaire
Raymond Aubrac, depuis plus de trente ans, était devenu pour moi un ami. Je n’oublierai jamais la confidence qu’il m’a faite lors de l’un de nos derniers entretiens : « L’exigence des jeunes est le reflet exact du niveau d’ambition de la nation ».
Avec Raymond Aubrac, disparaît la dernière grande figure d’une Résistance héroïque, grâce à laquelle le fil de notre Histoire ne s’est pas rompu. Raymond Aubrac, Lucie sa femme, Serge Ravanel et quelques autres ont sauvé pour nous, derrière bien sûr la grande figure tutélaire du général de Gaulle et de ses compagnons de la France Libre, la fierté d’être Français. Ma première pensée va à ses enfants et petits-enfants.
Il me paraît juste de rappeler qu’à côté du patriotisme, l’engagement politique de Raymond Aubrac a été aussi pour quelque chose dans son choix de la Résistance.
Raymond Aubrac, depuis plus de trente ans, était devenu pour moi un ami. Je n’oublierai jamais la confidence qu’il m’a faite lors de l’un de nos derniers entretiens : « L’exigence des jeunes est le reflet exact du niveau d’ambition de la nation ».
Elle vaut rappel pour nous tous : soyons ambitieux pour la France : ce sera la meilleure manière de rendre durablement hommage à Raymond Aubrac.
François Hollande est le candidat de la clarté, de la justice et du redressement
6 avril 2012 | Pas de Commentaire
Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen, mercredi 4 avril 2012.
Ce soir François Hollande a prononcé un discours volontaire présentant aux Français l’ensemble des mesures concrètes qu’il prendra les premiers jours, semaines et mois d’une présidence qui devra relever la France et répondre à l’aspiration au changement des Français.
La renégociation du Traité européen sera une priorité du nouveau président pour sortir la France et l’Europe de la spirale du déclin et de l’austérité. Le soutien aux catégories populaires se traduira immédiatement par des mesures de soutien à la consommation, dont le blocage du prix des carburants, mais également à l’épargne populaire avec une garantie de rémunération pour le livret A. L’arrêt de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) marquera la fin du démantèlement et du recul de l’Etat dont nous avons tous besoin, et d’abord nos compatriotes les plus en difficultés.
Trois exemples d’engagements précis qui prouvent que, contrairement au candidat sortant, François Hollande est le candidat de la clarté, de la justice et du redressement.
Jean-Pierre Chevènement : “L’homme le mieux à même de rassembler est François Hollande”
14 mars 2012 | Pas de CommentairePontault-Combault : Chemetov va repenser la ville
5 mars 2012 | Pas de Commentaire
27/02/2012 - leParisien.fr
Paris lui doit la Grande Galerie du Muséum dʼhistoire naturelle et le ministère des Finances.
Il a également longuement œuvré en banlieue parisienne : Romainville, Bagnolet, Saint-Ouen, Courcouronnes… Lʼarchitecte Paul Chemetov, 83 ans, vient dʼêtre retenu par la municipalité de
Pontault-Combault, parmi quatorze autres candidats, pour réaliser une étude urbaine. Pendant un an et demi, son cabinet va repenser cette ville de 34000 habitants, la quatrième de Seine-et-Marne. « Nous menons bien sûr en interne des réflexions, mais en faisant appel à un cabinet extérieur, nous espérons trouver des pistes dʼaménagement auxquelles nous nʼaurions pas forcément pensé seuls », explique Monique Delessard, le maire PS de Pontault-Combault. La tâche sʼannonce compliquée. « Jusquʼà présent, la commune sʼest développée sans aucun souci dʼorganisation. Les seuls beaux restes sont le château où est installée la mairie et son parc », caricature Paul Chemetov.
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Jean-Pierre Chevènement : “Le MES : un pas de plus vers une Europe post-démocratique”
23 février 2012 | Pas de Commentaire
En mettant en place le mécanisme européen de solidarité qui va de pair avec le traité européen dit traité TSCG (sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union européenne) qui n’est pas encore signé et encore moins ratifié, la France va d’abord alourdir son déficit et son endettement de 6,5 milliards d’euros, somme inscrite en crédits de paiement dans la loi de finances rectificative. Ce montant correspondant aux deux premières annuités de la première tranche de la souscription initiale en capital prévue à hauteur de 16,309 milliards d’euros, crédits qui figurent en autorisations d’engagement par la loi de finances rectificative.
Cette contribution de 6,5 milliards d’euros en crédits de paiement est la cause principale de l’aggravation du déficit de l’Etat passant de – 78,7 milliards en loi de finances initiale à 84,9 milliards en loi de finances rectificative. Bien sûr, ce déficit n’apparaît pas dans l’immédiat dans le déficit public au sens maastrichtien du terme par l’allégation du caractère patrimonial de la dotation. Mais pour le contribuable, où est la différence ?
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Chevènement : “Notre politique étrangère porte la marque d’une improvisation et d’une incohérence”
8 février 2012 | Pas de Commentaire
Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors du débat de politique étrangère au Sénat, le mardi 7 février 2012.
Monsieur le Ministre d’Etat,
Je souhaite attirer votre attention sur la situation passablement chaotique qui se développe en Libye depuis la chute de Mouamar Khadafi: Arrestations arbitraires, actes de torture relevés par des organisations humanitaires comme Amnesty International ou Human Rights Watch, comme ceux qui ont laissé mort l’ancien ambassadeur libyen à Paris, M. Brebech à Zentane, le 20 janvier 2012, ville où par ailleurs se trouve détenu Saïf Islam Kadhafi, traitement racistes de travailleurs africains, heurts armés, ainsi dans la ville de Beni Oulid, où un « Conseil des Anciens » issu de la tribu des Warfalla semble désormais s’être affranchi du gouvernement de transition, développement des féodalités locales fragmentant le pays, dissémination d’armes dans la bande sahélienne, avec les menaces qui recommencent à peser sur le Mali, le Niger, le Tchad, dissensions enfin à l’intérieur du Conseil National de Transition qui vient d’adopter une loi électorale fondée sur un système de listes pour élire la prochaine assemblée constituante.
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Déclaration de Jean-Pierre Chevènement : “je décide de retirer ma candidature à l’élection présidentielle”
1 février 2012 | Pas de Commentaire
Déclaration de Jean-Pierre Chevènement, Sénateur du Territoire de Belfort, ancien ministre, 1er février 2012.
Je me suis porté candidat à la Présidence de la République le 5 novembre 2011, “pour faire bouger les lignes” et mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qu’elles doivent relever.
Dans la grave crise à travers laquelle une construction européenne mal pensée dès l’origine, peut conduire la France à une position définitivement subordonnée, j’ai voulu, à travers cette “candidature pédagogique”, rendre nos concitoyens attentifs à quatre enjeux majeurs de la période qui s’ouvre :
1) Pour réindustrialiser le pays, condition de la survie du modèle républicain, il faut, chose non suffisante mais indispensable, une monnaie moins chère que l’euro actuel.
2) Il est nécessaire, en second lieu, d’organiser la croissance en Europe et non pas la récession à perte de vue, comme nous y conduirait le projet de traité européen dont les grandes lignes ont été entérinées hier, le 30 janvier 2012, à Bruxelles. Si le gouvernement de Mme Merkel, qui prétend dicter sa loi au suffrage universel, n’acceptait pas la révision du traité pour étendre les missions de la Banque Centrale européenne et organiser la relance en Europe, mieux vaudrait alors transformer l’euro de monnaie unique en monnaie commune.
3) La souveraineté budgétaire et fiscale de la France doit rester dans les mains du Parlement français. Sa préservation est la condition, à tous égards, de notre indépendance future, y compris diplomatique et militaire.
4) Il est temps de redresser l’Europe à partir de ses nations. Celles-ci sont le cœur vivant de la démocratie. Le but est d’édifier une “maison commune européenne”, ou comme disait le général de Gaulle, une “Europe européenne”, ouverte vers la Russie à l’Est et vers la Méditerranée et l’Afrique, au Sud. Cette construction se fera avec les peuples, c’est-à-dire par la force des choses, à géométrie variable, avec ceux qui le veulent.
Ayant pu exercer, autant que je le pouvais, le rôle pédagogique que je m’étais assigné, et n’ayant plus aujourd’hui les moyens de continuer ma campagne, je décide de retirer ma candidature à l’élection présidentielle. Je continuerai cependant, demain comme hier, à faire entendre ma voix pour servir la République.
Dans les temps difficiles qui sont devant nous, rien n’est plus important que de maintenir un recours républicain.
J’indiquerai bien sûr, le moment venu, le candidat à l’élection présidentielle auquel, les yeux ouverts, j’apporterai mon soutien.
Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le Mercredi 1 Février 2012
Communiqué MRC77 : “Nicolas Sarkozy a trouvé son bouc-émissaire : Les cotisations patronales pour imposer un énième plan de rigueur, d’austérité, de récession et d’injustice”
30 janvier 2012 | Pas de Commentaire
Lundi 30 janvier 2012.
Pas un mot sur le pourquoi des délocalisations ? La destruction des emplois industriels ? Le chômage de masse ? la survalorisation du taux de profit au bénéfice exclusif des actionnaires ! Tout serait de la faute des cotisations patronales qui financent la politique familiale.
Rien sur la cause des déficits et de la spéculation de la finance. Pourtant les français et les françaises font le constat amer tous les jours dans leur vie quotidienne des décisions qui ont été prises pour mettre en place la dérégulation, cette liberté destructrice des mouvements de capitaux, cette concurrence (libre et non faussée?!) des salariés et des entreprises.
Pas un mot sur le dysfonctionnement de l’euro et de sa surévaluation, sur la Banque Centrale Européenne. Pas un mot non plus sur les intérêts sans cesse plus divergents entre l’Allemagne et le reste des pays européens dont la France. Maastricht ? TCE ? Lisbonne ? Pacte de stabilité ? Aucune analyse sur les conséquences provoquées par la crise !
Nicolas Sarkozy a disposé de pas moins de 6 télévisions pour nous vanter les bienfaits de sa recette libérale :
- faire passer sur l’ensemble des revenus, la charge de la dette au nom de la compétitivité.
- Une augmentation de 2% sur la CSG des transactions financières et de 1,6% la TVA.
Les entreprises se verront ainsi, de fait, de plus en plus exonérées de leurs responsabilités sociales. Il donne un signe très négatif contre le monde du travail.
Son choix politique est bien celui de l’austérité puis de la récession. Remise en cause non dissimulée de l’espace public et de l’intervention publique. La menace devenant même très claire en fin d’émission, lorsque Nicolas Sarkozy a évoqué le calcul du montant de la dotation de l’État aux collectivités locales. Elle devrait selon lui être conditionnée par le nombre de postes de fonctionnaires que les communes supprimeraient.
Ce chantage est bien révélateur des intérêts qu’ il entend servir !




